Professionnels de santé

    Kinésithérapeutes et professions paramédicales

    Masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers libéraux, orthophonistes et pédicures-podologues partagent une particularité : le résultat de la prise en charge dépend en grande partie de ce que le patient fait entre deux séances.

    Les avis en ligne ignorent cette réalité. Ils jugent une rééducation comme on juge une prestation livrée clé en main, en attribuant au praticien un résultat qui se construit à deux.

    Les situations que nous rencontrons

    Des exercices non réalisés à domicile

    Le programme entre les séances conditionne la récupération. Le patient qui ne l'a pas suivi attribue pourtant la stagnation au thérapeute.

    La durée de séance jugée trop courte

    Le temps de prise en charge répond à la nomenclature de l'acte et à l'état du patient. L'avis compare souvent avec la pratique d'un confrère, sans connaître le protocole appliqué.

    Le passage en séances collectives ou en plateau

    Le travail en plateau technique fait partie de la rééducation. Il est fréquemment décrit dans les avis comme un abandon du patient.

    Une fin de prise en charge mal vécue

    Lorsque la prescription arrive à son terme, l'arrêt des séances est ressenti comme un refus de soigner.

    Un résultat qui ne dépend pas seulement du praticien

    La rééducation repose sur une alliance thérapeutique. L'assiduité aux séances, la réalisation des exercices, le respect des consignes de charge ou de repos pèsent autant que la technique employée au cabinet. Un patient qui reprend le sport trop tôt après une entorse ne le mentionne pas dans son avis.

    Le praticien ne peut pas rétablir ces faits publiquement. Indiquer qu'une personne a manqué la moitié de ses séances revient à divulguer des éléments de sa prise en charge, ce que l'article L. 1110-4 du Code de la santé publique interdit aux auxiliaires médicaux comme aux médecins.

    Le lecteur de l'avis, lui, n'a aucun moyen de faire la part des choses. Il lit une note et une phrase, souvent écrite dans un moment de frustration, et en tire une conclusion sur la compétence du cabinet.

    Le cas des infirmiers et des tournées à domicile

    Pour un infirmier libéral, l'adresse figurant sur la fiche Google est souvent son domicile ou un local minuscule qui ne reçoit pas de patients. La page attire donc des visiteurs à une adresse qui n'a pas vocation à être publique.

    Les avis portent alors sur des horaires de passage, contraints par une tournée organisée en fonction des soins prioritaires. Le patient jugé en dernier ne connaît pas les raisons de cet ordre, et personne ne peut les lui expliquer en ligne.

    Dans ces dossiers, le retrait de la fiche répond à deux préoccupations en même temps, la réputation et la protection d'une adresse personnelle exposée sans nécessité.

    Comment se déroule un dossier

    1

    Description de la fiche

    Vous nous indiquez l'adresse de la fiche, son contenu et votre niveau d'accès.

    2

    Analyse

    Nous vérifions l'origine de la page et les droits mobilisables.

    3

    Demande de retrait

    Nous constituons la demande auprès de Google et en assurons le suivi.

    4

    Contrôle

    Nous vérifions la disparition effective de la page et vous adressons un récapitulatif.

    La prestation est facturée une fois le retrait constaté. Les bases légales de la démarche sont détaillées sur la page fondement juridique.

    Questions fréquentes