Supprimer les avis Google d'un médecin en retirant la fiche du cabinet
Google ne retire un avis que s'il enfreint ses propres règles, ce qui exclut la plupart des avis négatifs reçus par un médecin. Pour faire disparaître tous les avis d'un coup, la seule solution est de supprimer la fiche Google du cabinet : c'est ce que nous faisons, avec un paiement uniquement après résultat.
La plupart des avis négatifs reçus par un médecin ne portent pas sur un acte médical. Ils portent sur un délai de rendez-vous, sur un refus de prescrire un antibiotique, sur un arrêt de travail que le patient estimait justifié ou sur une durée de consultation jugée trop courte.
Ces reproches placent le praticien dans une position intenable. Expliquer publiquement pourquoi une prescription a été refusée reviendrait à évoquer l'état de santé du patient, donc à sortir du cadre fixé par le Code de la santé publique.
Les situations qui conduisent un médecin à supprimer sa fiche Google
Refus de prescription
Un patient note le cabinet après un refus d'antibiotique, d'anxiolytique ou d'examen d'imagerie. La décision relève de la responsabilité médicale, mais l'avis la présente comme un mauvais service.
Arrêt de travail non délivré
Le désaccord porte sur la durée ou sur le principe même de l'arrêt. L'avis contient parfois assez de détails pour identifier la situation professionnelle du patient.
Délai de rendez-vous
La note sanctionne l'engorgement du secteur plus que le praticien. Le contexte démographique local n'apparaît nulle part dans l'avis.
Confusion avec le secrétariat
L'avis vise un standard téléphonique externalisé ou une plateforme de rendez-vous, alors que la note s'applique au médecin.
Le refus de soin inapproprié n'est pas une faute
La Haute Autorité de santé recommande de longue date de limiter les prescriptions d'antibiotiques aux situations qui le justifient. Le médecin qui applique ces recommandations agit dans le cadre de sa mission, mais s'expose à un avis vengeur du patient reparti sans ordonnance.
Aucun mécanisme de Google ne permet de distinguer un désaccord thérapeutique d'un manquement professionnel. La note s'affiche de la même façon dans les deux cas, à côté du nom du praticien, souvent au dessus de son site.
Le médecin ne peut pas non plus produire la moindre pièce pour se défendre. Le dossier médical est protégé, et sa communication à un tiers, y compris pour rétablir des faits, l'exposerait à des poursuites au titre de l'article 226-13 du Code pénal.
L'arrêt de travail, sujet le plus inflammable
Un refus d'arrêt de travail met en jeu la rémunération du patient. La réaction est souvent immédiate et l'avis publié le jour même, parfois complété par un signalement à l'Ordre.
Le praticien qui répondrait, même de façon très générale, confirmerait publiquement que cette personne l'a consulté et que la question de son aptitude au travail a été abordée. La prudence impose donc le silence, ce qui laisse l'avis seul en ligne, sans contradiction.
Nous voyons régulièrement des dossiers où plusieurs avis de ce type se sont accumulés sur une même fiche, jusqu'à faire baisser la note d'un cabinet dont la qualité des soins n'a jamais été mise en cause.
Ce que dit la justice sur les fiches de professionnels de santé
Le 22 mai 2025, la cour d'appel de Chambéry, dans une décision n° RG 22/01814, a ordonné à Google la suppression intégrale de la fiche Google Business Profile d'une chirurgienne-dentiste, avis et notation compris, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Google a également été condamné à 10 000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral, et à 40 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
La cour retient que la fiche avait été créée sans information préalable ni consentement de la praticienne. Elle fonde sa décision sur le droit à l'effacement prévu par l'article 17 du RGPD, sur l'obligation d'information de l'article 14, sur la licéité du traitement de l'article 6 et sur le principe de transparence de l'article 5. Elle s'appuie également sur le secret médical prévu par l'article R4127-4 du code de la santé publique et par l'article 226-13 du code pénal.
Cette décision concerne directement les médecins. Elle reconnaît que le déséquilibre entre un patient libre de s'exprimer et un praticien tenu au silence peut être contesté sur un fondement juridique solide.
Il s'agit d'une décision de cour d'appel, elle n'a donc pas valeur de précédent contraignant, mais elle constitue aujourd'hui la référence sur laquelle nous construisons les dossiers de professionnels de santé.
Les spécialités que nous accompagnons
Le sujet ne se limite pas à la médecine générale. Nous traitons des fiches de dermatologues, pédiatres, gynécologues, psychiatres, ophtalmologues, cardiologues, radiologues, chirurgiens et médecins remplaçants, ainsi que des fiches d'infirmiers libéraux rattachées à une adresse de cabinet.
Certaines spécialités posent une difficulté supplémentaire. En psychiatrie, la seule présence d'un avis nominatif révèle déjà une information sur la personne qui l'a écrit. En gynécologie et en pédiatrie, les avis mêlent fréquemment le vécu du patient et celui d'un proche, ce qui rend toute mise au point publique impossible.
Le médecin remplaçant ou le praticien qui a quitté un cabinet rencontre un cas distinct : la fiche reste rattachée à une adresse où il n'exerce plus, sans qu'il ait jamais eu la main dessus.
Ce que change notre partenariat avec l'UFML-S
L'UFML-S, syndicat de médecins libéraux, a officialisé un partenariat avec CyberCleaner. Il donne aux adhérents un point d'entrée identifié pour faire examiner leur situation, avec une procédure pensée pour rester compatible avec le secret médical et le RGPD.
Notre méthode a par ailleurs été présentée dans un reportage diffusé sur BFM TV. Le détail du partenariat est décrit sur la page qui lui est consacrée.
Ce que le retrait change pour votre patientèle
Un médecin qui fait supprimer sa fiche perd sa présence sur Google Maps et le panneau qui s'affiche à droite des résultats sur son nom. Les patients qui vous cherchent trouveront votre site, les annuaires de santé et votre profil sur les plateformes de prise de rendez-vous, mais plus aucune note ni aucun avis.
Dans la pratique, l'impact sur une patientèle établie reste limité. Un cabinet de médecine générale ne vit pas de la découverte par Google Maps comme un commerce. La majorité des patients arrivent par le bouche à oreille, par la déclaration de médecin traitant ou par une plateforme de rendez-vous.
Trois vérifications avant de lancer la procédure. Que votre profil sur les plateformes de rendez-vous soit à jour. Que votre site mentionne clairement votre adresse, vos horaires et votre mode de prise de rendez-vous. Et que votre secrétariat sache orienter les patients qui ne vous trouvent plus sur Maps.
Comment se déroule la suppression de la fiche Google d'un médecin
Description de la fiche
Vous nous indiquez l'adresse de la fiche, son contenu et si vous en avez la gestion.
Analyse
Nous examinons l'origine de la page et les droits mobilisables avant de nous engager.
Demande de retrait
Nous constituons la demande auprès de Google et en assurons le suivi.
Contrôle
Nous vérifions la disparition de la fiche dans les résultats et vous adressons un récapitulatif écrit.
La prestation est facturée une fois le retrait constaté. Les bases légales de la démarche sont détaillées sur la page fondement juridique.
Questions fréquentes des médecins sur la suppression de leur fiche Google
Pour aller plus loin
Les autres pages utiles avant d'engager une démarche
Professionnels de santé
Le dossier complet sur les avis en ligne et les praticiens.
Secret médical et avis en ligne
Pourquoi un praticien ne peut pas répondre publiquement.
Fondement juridique
Les textes sur lesquels repose une demande de retrait.
Le guide complet de la suppression
La procédure détaillée, les délais et les cas particuliers.