Partenariat

    CyberCleaner et le Syndicat National des Notaires

    CyberCleaner est partenaire du Syndicat National des Notaires, syndicat de notaires titulaires d'office. Cette page décrit l'objet du partenariat et ses limites, sans en tirer d'argument commercial.

    CyberCleaner est également partenaire de l'UFML-S, syndicat de médecins libéraux, voir la page du partenariat UFML-S, et du FSDL, la Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux, voir la page du partenariat FSDL.

    Le contexte : les notaires confrontés aux avis publics

    Les notaires exercent une profession réglementée et exercent une mission d'office public ministériel. Pourtant, l'étude est exposée au même mécanisme d'avis en ligne que les commerces de proximité : une fiche Google d'établissement, et sur cette fiche, des commentaires publiés par des clients, ou par des personnes se présentant comme telles, sur les honoraires, les délais de traitement d'un dossier, la qualité de l'accueil ou la manière dont s'est déroulée une signature.

    Les opérations qu'un notaire traite sont rarement anodines. Une succession, une donation, un divorce, un achat immobilier sont des moments de tension, parfois de conflit familial ou de déception. C'est dans ces moments-là que des avis sont publiés, et ils portent souvent sur des éléments que le notaire ne peut ni commenter ni corriger publiquement.

    Lorsque l'avis est anonyme ou peu détaillé, le notaire n'a généralement aucun moyen de vérifier que son auteur a réellement été client de l'étude. Il ne peut pas non plus répondre publiquement de manière circonstanciée sans risquer de révéler des éléments couverts par le secret professionnel.

    Le verrou déontologique : le secret professionnel

    Le secret professionnel est prévu par l'article 66 du Code des notaires : le notaire, même officier public, y est tenu. Sa violation est sanctionnée par l'article 226-13 du code pénal. Il couvre tout ce que le notaire apprend dans l'exercice de ses fonctions, y compris l'existence même d'un dossier confié à l'étude.

    Cette obligation rend toute réponse publique détaillée pratiquement impossible. Confirmer sous un avis qu'une personne a été reçue à l'étude, expliquer les circonstances d'une signature ou corriger une inexactitude sur un dossier peut révéler des éléments protégés. Si un avis est manifestement diffamatoire ou injurieux, une démarche judiciaire ou un signalement à Google reste possible. En revanche, le notaire ne peut pas se défendre devant l'ensemble des internautes comme le ferait un commerçant.

    Résultat : un avis négatif, parfois fondé sur un malentendu ou sur une frustration liée au calendrier ou au prix d'une opération, demeure visible de manière permanente sur la fiche de l'étude, alors même que le professionnel est juridiquement empêché de répondre.

    L'objet du partenariat

    Le partenariat porte sur un sujet précis : permettre aux notaires de sortir du système des avis Google lorsque la présence de la fiche d'établissement de l'étude crée une situation professionnellement ou personnellement insoutenable.

    Concrètement, il prend la forme d'une information des adhérents sur ce qu'il est possible ou non de demander à une plateforme, et d'un accès à notre équipe pour les notaires qui s'interrogent sur la fiche de leur étude. L'objectif est de préserver la visibilité numérique utile à l'étude tout en mettant fin à l'exposition publique aux avis.

    Le Syndicat National des Notaires se présente comme le premier syndicat des notaires titulaires d'office. Il est le troisième organisation professionnelle à s'associer à notre démarche, après l'UFML-S côté médecins et le FSDL côté chirurgiens-dentistes.

    Ce que le partenariat ne recouvre pas

    Il ne constitue ni une labellisation, ni une recommandation exclusive, ni une caution sur le résultat d'un dossier. Le Syndicat National des Notaires n'intervient pas dans les dossiers que nous traitons et n'a pas accès aux informations transmises par les notaires qui nous contactent.

    Le fait d'être adhérent ne modifie pas l'analyse que nous faisons d'une situation. Une demande que nous jugeons non défendable est refusée dans les mêmes termes.

    Pourquoi ce rapprochement

    Les notaires partagent avec les autres professions soumises au secret professionnel une difficulté commune, décrite sur notre page consacrée au fondement juridique et sur notre guide de suppression d'une fiche Google, à savoir l'impossibilité de répondre publiquement à un avis sans risquer une violation du secret professionnel.

    Travailler avec une organisation représentative nous permet de confronter notre lecture des textes à celle de professionnels en exercice, ce qui est utile sur une matière qui évolue.

    Vu à la télévision

    CyberCleaner invité sur BFM TV

    Notre expertise a été reconnue par les médias nationaux. Découvrez notre passage sur BFM TV, où nous expliquons comment les professionnels peuvent reprendre le contrôle de leur présence en ligne.

    Ce que dit le reportage

    Diffusé sur BFM TV, ce reportage part d'un constat devenu banal : consulter les avis Google avant de choisir un médecin est un réflexe courant. Un patient interrogé résume l'effet produit : "Il suffit pour moi d'un seul commentaire négatif pour que je n'y aille pas."

    Le problème tient à une asymétrie que le reportage met en évidence. Les praticiens sont notés comme des restaurants, sur l'accueil, sur la décoration du cabinet, parfois sur le diagnostic lui-même, et ils n'ont aucun droit de réponse. Une médecin interrogée le formule ainsi : "Le médecin ne peut pas répondre, du fait de notre déontologie. Dire qu'on a vu telle personne, ce n'est même pas possible."

    Le docteur Jérôme Marty, président de l'UFML-S, alerte sur les conséquences concrètes de cette situation, qui va jusqu'à l'arrêt d'exercice de praticiens visés par des avis. Il appelle les autres professions du soin, elles aussi tenues au secret professionnel, à se saisir du sujet.

    Le reportage indique que l'activité de suppression de fiches a progressé de 70 % en trois ans, et donne la parole à Mathias Melloul, fondateur de CyberCleaner : "une méthodologie assez spécifique qui va mixer une action juridique avec une action technique."

    Voir le reportage sur YouTube

    Vous êtes notaire

    Décrivez votre situation, nous vous dirons ce qui est envisageable, y compris lorsque la démarche ne nous paraît pas justifiée.